23 décembre 2008

A Point Of Light


Découvrez Cocoon!




       J'ai ouvert les yeux hier, j'étais dans la rue, il faisait nuit, les lumières des voitures et des lampadaires scintillaient, j'ai levé mon regard, mais les étoiles étaient éteintes. J'ai pris mon envol, et arrivé au zénith, j'ai contemplé le ciel rempli de beauté. J'ai baissé les yeux, et j'y ai vu une deuxième voie lactée.


      Animée de milliers de feu et d'étincelles, roulant et s'entrecroisant, vivant dans l'âme de chacun. Espoir humain, image du déclin, la peur du rien. Lueur de regain et crainte de ne plus avoir de lendemain. J'ai commencé à avancer et à regarder, j'ai commencé à espérer qu'au fond de cette toile subsiste l'espoir au-delà de la misère et du pouvoir. J'ai commencé à croire qu'on était de pâles copies de ce qui nous fait croire. Mauvaise surprise emballée dans un paquet cadeau universel de merveille.


     Mais lorsque je survolais cette étendue dorée j'ai compris à quel point nous étions dans le droit chemin, si nous scintillons tel des impacts stellaires, ce n'est que pour égaler nos aïeux et nos voisins célestes, ce n'est que pour nous dresser, au delà de l'horizon de l'histoire, rester gravé dans les mémoire. Et si nous mettons notre orgueil, notre haine, et notre stupidité à l'écart, je pense que nous méritons à bien des égards d'être cités parmi les plus belles civilisations précitées.


     Si nous faisons place à l'échange et au partage, et recherchons en nous le courage, nous pouvons espérer un jour ne pas finir en un éclat spectaculaire de résidus éphémères. Lorsque j'ai achevé mon voyage et sur ces pensées je fus sage, je redescendis sur terre, ou mon bonheur bien terre à terre se retrouva, sous la lumière que j'ai faite plus haut. Et comme un rayon de soleil, ma ville s'éclaira écoutant ma prière.

1 novembre 2008

Courons


Découvrez Samuel Barber!



Maxime était assis dans le train, le regard perdu dans le paysage qui défilait devant lui. Son patron l'avait envoyé pour affaires et il n'avait pas hésité un instant à faire sa valise. Ce jeune employé de vingt-quatre ans souffrait de l'atmosphère étouffante des bureaux. La seule idée de partir, ne serait-ce qu'un moment, le transportait de joie. Il se détourna des collines verdoyantes de la campagne pour se concentrer sur un document aux colonnes de chiffres infinies. De longues minutes s'écoulèrent durant lesquelles Maxime ne relâcha pas un instant son attention. Soudain, une goutte d'eau s'étendit de tout son long sur la vitre. Poussée par la vitesse de la marche, la perle de liquide roula sur le carreau, laissant derrière elle une multitude de petits corps jumeaux. Lorsque ce minuscule élément finit par s'évanouir sous le vent, Maxime observa une longue ligne pointillée sur le verre de la vitre. Ensuite, une seconde larme vint rouler aux côtés de la première. Une troisième, une quatrième... Dans un silence absolu, un formidable ballet se mit en mouvement. Les gouttes d'eau se fondaient entre elles pour en former de plus voluptueuses. Puis, lorsqu'elles atteignaient des proportions généreuses, elles implosaient, se divisant pour mieux fusionner. Porté par ce tourbillon, Maxime s'extasiait comme un enfant. Ses yeux gourmands suivaient la course effrénée des gouttelettes. La fraîcheur d'une telle mise en scène l'apaisa, et il demeura ainsi jusqu'à l'arrivée du train. L'abri en tôle de la gare avait barré l'accès aux petites danseuses néréides. Les dernières retardatrices qui n'avaient pas pu gagner les airs mourraient lentement sous la chaleur des moteurs à l'arrêt. Puis une voix lointaine arracha Maxime à ses songes léthargiques.


  - Nous arrivons en gare de Marseille Saint Charles. Marseille Saint Charles, terminus du train.
Il jeta un bref regard sur sa montre : 15h25, il n'y avait pas de retard. Sa bouche était plissée étrangement, encore sous le charme docile de l'ondée. Puis tout se dissipa lorsqu'il mit le pied sur le quai. Les passagers, mêlés au personnel de la gare, formaient une vague humaine chaotique. Le flot continuel d'individus créait un nuage bruyant. Maxime ne s'attarda pas. Tout en se faufilant, il considérait un prospectus : hôtel Ibis, 83 rue St Honoré.

La pièce dans laquelle il avait posé son sac à roulettes était pauvrement décorée. Les murs blancs et le lit simple surélevé rappelaient davantage une chambre d'hôpital qu'un hôtel deux étoiles. Maxime s'étendit, les bras croisés derrière la nuque et ferma ses paupières. Puis, après avoir roulé sur le côté, il s'endormit.

  - Quelle lassitude, se dit Maxime. 
Sa tête reposait contre la paume de sa main gauche tandis que ses yeux vacillaient remarquablement. Il écoutait depuis une heure et demie les propos sans intérêt de ses concurrents. Personne n'osait évoquer le scandale provoqué par les compagnies d'assurance. Lorsque ce fut son tour de parole, il ne ménagea pas ses mots, passant au crible fin les fautes perpétrées ces huit derniers mois. Pots-de-vin, argent sal, erreurs professionnelles etc... La réaction fut immédiate. Les jurons volèrent dans toute la salle de conférence. Certains se levèrent en frappant du poing sur la table. D'autres le pointaient du doigt en proférant des menaces tandis que deux ou trois l'applaudissaient. 
Il fallut près de dix minutes pour que ces messieurs reprennent leurs esprits. La tempête était passée, mais tous demeuraient sur le qui-vive, prêts à bondir. Maxime se félicita d'avoir flanquer un tel coup de pied dans ce repère d'hypocrites. 
Enfin, lorsque le soleil finit par donner ses premiers signes de fatigue, Maxime quitta les lieux. Il maugréait quelque chose d'incompréhensible lorsque quelqu'un le héla.
  - Dites, j'ai beaucoup aimé votre façon franche de crever l'abcès.
  - Nous n'allions pas tourner autour du pot pendant des heures.
  - J'aime ce genre de tempérament. Il faut reconnaître que la franchise n'est plus vraiment de mise dans notre métier. Regardez les. Il désigna plusieurs membres présents lors de la réunion. Tous ces véreux préoccupés par leurs petits intérêts. Vous voyez, ce sont des personnes comme vous qui font avancer les choses et au diable les bureaucrates !
  - C'est très flatteur merci.
  - Vous plairez-il de poursuivre notre conversation autour d'un dîner ? Je vous invite. J'ai l'intime conviction que nous pourrions bâtir quelque chose ensemble.
  - Veuillez m'excuser, mais je dois impérativement rentrer chez moi. Ma femme est enceinte et je tiens à être près d'elle ce soir.
  - Oui, c'est évident. Tenez, je vous donne ma carte. Contactez-moi quand vous en aurez le temps.
  - Ce sera avec grand plaisir.
  - Dans ce cas à bientôt.
  - À bientôt.
L'assureur fit demi-tour et tous deux s'éloignèrent dans des directions opposées. Maxime ne lui avait pas dit, mais lui aussi pensait que leur coopération pourrait s'avérer fructueuse. Il oublia cependant bien vite cet éventuel associé pour gagner la gare et retrouver celle qui portait son enfant.

 Nathalie et lui cheminaient aux abords d'un canal artificiel. La végétation était dense de part et d'autre et seul un sentier de terre permettait un accès à pied. Ainsi, l'eau coulait dans un entonnoir mêlé de béton et de frondaisons. Néanmoins, les racines regagnaient peu à peu leur autorité légitime, faisant craqueler les matériaux de construction. Maxime songeait qu'il ne faudrait qu'une dizaine d'années pour que cette eau emprisonnée retrouve à nouveau la terre et les arbres.
  - Tu ne trouves pas que l'endroit est magnifique ?
  - Cela fait cinq ans que nous venons nous promener chaque semaine ici et c'est bien la première fois que je t'entends dire ça.
Maxime ne répondit pas immédiatement. Il se contenta de sourire et d'abaisser la tête, un peu gêné. Nathalie lui saisit délicatement le menton entre ses doigts fins et l'embrassa. Ils se regardèrent, amoureux et simples. Maxime posa sa tête contre l'épaule de sa femme et tout en fermant les yeux, effleura son ventre arrondi de promesses.
  - Tu as raison, l'endroit est sublime.

Le vent soufflait de toute sa dignité. Par respect pour la force de cet élément, les bambous, plantés devant la fenêtre, s'inclinaient et agitaient leur feuillage. Dans l'allée, la poussière virevoltait tel un feu follet accomplissant une parade amoureuse. Maxime admirait la cérémonie dans le plus grand silence. La sérénité se lisait dans ses yeux et sur ses lèvres. Après plusieurs minutes, il ouvrit le carreau pour ressentir cet air vivifiant. L'automne sera doux songea-il. Puis, subitement, une voix jaillit derrière lui. Surpris, il fit volte face.
  - Mais ca va pas ! ferme cette fenêtre tu vas attraper froid.
  - Je ne faisais que...
Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase que Nathalie avait verrouillé la poignée.
  - Un vrai gosse ! Dit-elle en secouant tendrement les cheveux en bataille de son époux. Je dois me rendre à la bibliothèque, reprit-elle plus sérieusement. Tu viens avec moi ?
  - Pourquoi pas. Seulement j'ai rendez-vous à dix-sept heures chez le médecin.
  - Tu as encore mal ? 
  - Oui, les migraines sont de plus en plus fortes.
  - Alors reste ici, j'irai seul. 
  - Non non, ne t'en fais pas, j'aurai largement le temps de faire l'aller-retour.
Nathalie déposa ses lèvres contre celles de son amant, puis le serra contre sa poitrine.
  - Je t'aime, chuchota t-elle.

  - J'ai bien fait de venir avec toi. C'est agréable de sentir et toucher ces vieux livres jaunis.
Il s'empara d'un large ouvrage et passa sa main délicatement sur la tranche pour y chasser la poussière.
  - Tu ne trouves pas ça touchant ? Se dire que si peu de personne ont parcouru ces pages.
  - Je trouve cela bien dommage, au contraire. On devrait consacrer plus de temps à la recherche du savoir.
Maxime haussa les épaules.
  - Ce que je veux dire, c'est que ces livres renferment quelque chose de mystérieux. Ils ont une odeur, un vécu et l'on ressent presque une sensation de mal être à les parcourir. C'est comme si on les profanait...
Nathalie sourit.

La salle d'attente était déserte et il ne comprenait pas pourquoi il attendait en vain. Enfin, le médecin l'invita dans son cabinet.
  - Alors. Dites-moi. Quel est le problème ? 
Demanda-il d'un rictus franc et amical.
  - Des maux de têtes à répétition. Ça me prend n'importe quand et n'importe où. La douleur arrive subitement, aussi vite qu'un éclair. Alors je suis paralysé. Je ne peux plus rien faire d'autre que de me saisir les tempes, et attendre. Attendre. Parfois longtemps. Et, enfin, le mal se volatilise, aussi rapidement qu'il est apparu.
  - C'est très étonnant. . Vous avez des antécédents familiaux ? Des gens de votre famille qui se plaignent de tels maux ?
  - Non, pas que je sache.
Maxime secoua la tête de gauche à droite tout en rehaussant sa lèvre supérieure, pour témoigner de son ignorance.
  - Peut-être avez-vous subi des interventions chirurgicales ces dernières années ?
  - Non plus. Ou alors a mon insu ! 
S'exclama-il pour détendre l'atmosphère pesante. Cela n'eut pas l'effet escompté car le médecin ne réagit pas.
  - Bien. Allongez vous.
Il lui indiqua un fauteuil, puis commença l'examen. Il appliqua ses mains sur différentes zones du crâne pendant plusieurs minutes avant de demander à son patient de se relever. Alors, tout en griffonnant un morceau de papier et en prenant soin d'éviter le regard de Maxime, il débita sa conclusion :
  - Je ne comprends pas la nature de vos maux de tête. Je vais vous envoyer faire des analyses plus approfondies. Vous allez vous rendre à cette adresse le plus tôt possible pour effectuer un IRM. C'est un bon ami moi qui s'occupe de l'hôpital. Dîtes lui que vous venez de ma part et il vous fera passer immédiatement.
Soucieux, Maxime remercia le généraliste et quitta les lieux au plus vite pour se rendre à cette nouvelle adresse.

L'IRM révéla à Maxime une tumeur majeure au cerveau. Le cancérologue lui déclara qu'il entamerait un traitement pour tenter un ralentissement de la propagation des cellules cancéreuses tout en admettant qu'il n'y rechaperait pas. Le spécialiste lui expliqua également que le cancer du cerveau peut entraîner des maux de tête plus ou moins virulents ainsi que des modifications comportementales.

Maxime venait de se réveiller, le sourire aux lèvres. Il rejeta la couverture et embrassa sa femme encore endormie. Une fois dans la cuisine, il se versa un bol de café et dégusta plusieurs tartines de confiture. Une expression de franche béatitude demeurait gravée sur son visage. Nathalie ne tarda pas à le rejoindre. Elle paraissait cependant moins épanouie que son époux.
  - Du café ? Lui proposa-il.
  - Non.
Maxime reposa la cafetière en gardant un regard enfantin et amusé sur sa femme.
  - Tu es rentré tard hier soir. Tu étais où?
  - À l'hôpital, tu sais pour mes maux de tête.
  - Je croyais que tu devais te rendre chez notre médecin.
  - Oui j'y étais, mais il m'a envoyé faire des analyses plus approfondies.
  - Et alors ? Dit-elle inquiète.
  - Oh rien de grave mon ange. Ils m'ont prescrit des médicaments. Un par jour pendant deux ou trois mois et il n'y paraîtra plus.
Elle parut soulagée et esquissa même un léger sourire.
  - Sers moi une tasse de café s'il te plait.
Maxime s'exécuta rapidement sans la quitter des yeux.

Tous deux étaient accoudés au rebord de la fenêtre. Des éclairs de chaleur déchiraient l'obscurité et les couleurs orangées illuminaient l'horizon. Le bois près duquel ils habitaient semblait prendre vie. Les silhouettes se réjouirent de cet instant de liberté. L'ombre des arbres, parfois orange, parfois rouge, dansait langoureusement sur la façade de la maison. Puis, comme pour saluer la mise en scène, une légère brise fredonna sa félicité. Encouragées par ces applaudissements inattendus, les ombres redoublèrent d'effort. La valse dessinait sur le mur de la maisonnette était impressionnante. Branches, feuilles, racines, bourgeons se mêlaient en un parfait accord de couleurs et de formes. Chaque éclair se métamorphosait en une symphonie. Sans un mot, les deux amants contemplaient ce spectacle hors du commun. Puis, Maxime effleura de ses doigts le ventre de sa femme.
  - J'ai hâte de lui faire découvrir toutes ces merveilles. Encore un mois et demi.
Nathalie lui sourit paisiblement.
  - Je vais m'allonger, lui dit-elle.
  - Je te rejoins dans deux minutes.
  - Maxime regarda sa femme s'éloigner puis se reconcentra sur les éclairs. Des larmes roulèrent sur ses joues.
Soudain, une douleur terrible lui déchira les tempes. Comme il en avait l'habitude, Maxime se précipita dans les toilettes pour attendre que les maux se dissipent. Ces temps-ci, les afflictions étaient de plus en plus longues. Enfermé dans les cabinets, il se prenait la tête à deux mains et devait lutter de tout son être pour ne pas hurler sa souffrance. Lorsque tout fut terminé, il sortit chancelant pour retrouver sa femme. Dans la pénombre, Nathalie ne vit pas la pâleur de son époux. Elle se sera contre lui. Maxime rassembla ses dernières forces pour en faire de même. Enfin, dans un bonheur troublant, ils s'endormirent. 


Maxime était à nouveau dans le train. Une seconde fois, son employeur l'avait envoyé pour affaire. Cependant, ses occupations professionnelles étaient le cadet de ses soucis. Il était écrasé par des émotions contraires. Maxime s'était juré de jouir de la moindre seconde restante qui lui serait impartie. Mais ce n'était pas si simple. 
  - Tout ce que je fais, c'est me créer un mur d'illusions. Je refuse de voir la réalité en face. J'ai été lâche. Je n'ai pensé qu'à moi. 
Il se mit à rire légèrement. Un rire de folie. Un rire d'incompréhension. Alors le spectacle recommença en signe de complainte réconfortante. Une première goutte roula sur la vitre. Puis une autre. La pluie était très fine et les petits morceaux de cristaux déposés sur la fenêtre semblaient se mêler au verre pour former une fresque transparente et vallonnée. Un paysage sans limites et sans loi se dessina peu a peu sous ses yeux incrédules. Il tendit sa main pour toucher ces petites touches de peinture. Mais elles étaient encore trop loin, trop inaccessible. Il ferma les yeux et se concentra sur cet instant. Ce qu'il aurait pu ressentir s'il s'était trouvé dehors. C'est alors que les carreaux du train volèrent en éclats. Des milliers d'éclats cristallins furent projetés sur son corps. Il rie. Le vent s'engouffrait. Lui, il tournoyait. Puis, une goutte d'eau plus volumineuse roula sur sa joue. Maxime sourit généreusement.
  - C'est si simple, si gracieux.
Soudain, une violente douleur le saisit au crâne. Maxime agrippa sa tête entre ses genoux, tout en se roulant au sol. Il hurlait sa frustration et sa peine. Puis, des nausées l'envahir et il fut pris de vomissements. 

Maxime entrouvrit lentement les yeux. Encore embrumé par le sommeil, il ne reconnaissait pas l'endroit. Après avoir parcouru la pièce en baladant simplement ses pupilles aux quatre coins cardinaux, il ressentit des picotements dans son bras gauche. Il rassembla ses forces pour se soulever et aperçut des tuyaux blancs qui pénétraient au niveau de l'articulation de son bras gauche. Il respirait et mangeait artificiellement. Une porte s'ouvrit. Il distingua une silhouette entourée d'un halo blanc. L'ombre s'approcha et déposa ses contours sur son visage. Enfin, une main caressa ses cheveux.
  - Pourquoi tu ne m'as rien dit ?
La voix était larmoyante et plaintive. Maxime reconnut sa femme. 
  - Nathalie ?
  - Hein ? Pourquoi tu ne m'as rien dit. On aurait pu te soigner. Pourquoi ? Pour...
Maxime l'interrompit et prit une grande inspiration.
  - Lorsque j'ai quitté l'hôpital, j'ai fait demi-tour pour demander un renseignement au cancérologue. Mais juste avant d'entrer dans son cabinet, je l'ai surpris entrain de converser sur ma maladie. "Il ne tiendra pas plus de trois mois, les cellules cancérigènes sont trop males situées et bien trop développées", disait-il. C'est pour ça que je n'ai pas voulu suivre de traitement. Pendant ces derniers mois, je n'ai désiré qu'une chose, pouvoir être suffisamment en bonne santé pour porter notre enfant dans mes bras.
Nathalie pleurait depuis de longues minutes contre le torse de son époux.
  - Pardonne-moi, je n'ai pas était assez robuste. Je pensais y arriver, mais mes forces me quittent.
  - C'est faux le médecin dit que la volonté dont tu as fait preuve est incroyable.
Maxime sourit faiblement.
Promets-moi de te remarier.
Nathalie éclata en sanglots tout en secouant la tête de droite à gauche.
Promets-le-moi, s’il te plait, promets le.
Dans un murmure, Nathalie le lui jura.
C’est bien.
À son tour, il caressa les cheveux de sa femme.
Regardes…
Il tendit son bras à la verticale et fit pivoter sa main dans tous les sens.
… Tu ne trouves pas ça extraordinaire ? Quelle merveille d’ingéniosité. Je peux la faire se mouvoir dans n’importe quel sens. Contemples un peu mes doigts, ils sont si incroyables, si simples et si complexes. Regardes ces petits traits sur la paume, on dirait des gravures…
Il rie.
… Je rétracte les doigts lentement et de nouveaux dessins apparaissent.
À mesure qu’il parlait sa voix devenait de plus en plus faible, et son bras, au début tendu, retombait imperceptiblement…
… Je sers le poing et une nouvelle figure apparaît…
Nathalie regardait sans comprendre. Maxime lui sourit et posa sa main sur le ventre rond de sa femme.
… Il a bougé…
Enfin, dans un sourire, ses yeux s’éteignirent.

19 août 2008

Les colonnes de carbone

Voici un nouveau venu sur Reading Sounds. Voici Shem. Je vous laisse lire son premier texte posté sur le blog, en ésperant que beaucoup d'autre suivront.





Maxime se tenait immobile devant un immense portail en bronze, la tête inclinée vers le sol. Il contemplait avec perplexité une carte d'invitation écrite à la main. Les caractères étaient calligraphiés et l'on pouvait y lire : "Entre tradition et modernité". Des dizaines de personnes affluaient de gauche à droite et toutes détenaient une carte semblable à la sienne qu'ils présentaient, quelques mètres plus loin, à un imposant gardien en complet noir. Hommes et femmes étaient parés d'amples tissus aux couleurs éclatantes. Leur propre feu d'artifice illuminait des visages leurs visages trop maquillés. Qu'est-ce que je fais ici ?, se disait-il à lui-même.
Son meilleur ami l'avait convié à sa réception et il n'avait pu décliner. Désormais perdu parmi cette foule d'étrangers, il n'aspirait qu'à rentrer chez lui. Le nombre de convives ne cessait de s'accroître. Jusque-là immobile et hagard, il hésitait à partir en courant. Puis, inconsciemment, comme porté par la volonté sans faille de la masse, il fit un premier pas et se retrouva au sein des invités ne pouvant plus faire demi-tour.
La salle dans laquelle il pénétra était titanesque. Des colonnes en carbone soutenaient un plafond infini et invisible, et les milliers de bougies posées sur les corniches suffisaient à peine à éclairer l'ensemble du lieu. Maxime se fraya rapidement un chemin dans la foule pour gagner le comptoir et s'assit sur un siège lévitant au moment même où la musique fit son entrée. Une série de notes désaccordées très à la mode vint se mêler aux cris stridents des invités. Il étouffait. Des personnages grimaçants se pressaient vers le bar en le déplaçant sans gêne par les épaules. Puis, ayant étanché leur soif, ils repartaient en s'excusant d'un sourire disgracieux qui dévoilait des rangées de dents jaunes salies par les biscuits apéritifs. Écœuré, il se leva brutalement. C'est à cet instant précis qu'il fut saisi d'une terrible sensation. Une sensation incompréhensible, emprunte de peur, de joie et d'étonnement. La puce implantée dans son cerveau s'était déclenchée…
Cette puce, placée dans le cervelet de chaque nouveau né, avait pour tâche de trouver son semblable de sexe opposé. "De trouver l'amour parfait", se plaisaient à dire les ingénieurs. La puce restait inactive jusqu'à ce que le semblable atteigne un périmètre plus ou moins proche selon la qualité du modèle implanté. Puis, lorsque le signal se mettait en marche, il s'accélérait à mesure que les deux êtres se rapprochaient. Enfin, lorsqu'ils n'étaient plus qu'à une poignée de centimètres, le signal s'éteignait. "C'est une sorte de jeu d'enfant où l'un dit : ça chauffe ! Ça refroidit ! Ah, ca brûle ! Sauf que là les deux cherchent quelque chose", aimaient déclarer les concepteurs. Il arrivait cependant que des individus ne trouvèrent jamais l'âme sœur, alors que d'autres le trouvèrent dès la plus tendre enfance. D'autres encore mourraient prématurément, alors la puce du semblable émettait un signal continu avant de s'éteindre à jamais. On appelait communément ces personnes "les évincés". Beaucoup d'entre eux sombraient dans une lente dépression, tandis que d'autres tentaient de s'unir avec un autre évincé, sans que cela ne parvienne à combler parfaitement le manque crée par la mort du semblable.
La puce de Maxime s'était activée. Paralysé pendant quelques instants, il se tint immobile, silencieux, la bouche entre ouverte. Il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour reprendre le contrôle de lui-même et il s'élança dans la foule, guidé par son émetteur. Le signal s'accélérait. Il se rapprochait. Mené par une ardeur exponentielle, la foule paraissait se dissiper. Les gens s'estompaient lorsque son regard se portait sur eux. À son contact, les individus se dissipaient. La salle se vidait et même la musique s'éteignait. Ce fut comme une apparition :

Bercés par le silence, ils étaient enfin ici,
Seuls dans cet univers éclairé par les flammes,
Où les bougies s'animaient pour réchauffer leurs âmes,
Et unir leurs corps en une entité réunie.

Une force immense les menait face à face
Elle était belle, parée avec ses cheveux de jais,
Somptueuse avec ses lèvres d'un rouge ombragé.
Son sourire délicieux désirait qu'on l'enlace.

Engloutis par l'éclat humide de leurs pupilles,
Ils n'osaient briser cet instant par leurs paroles,
Préférant rêver ce moment d'espérances folles.

Car jamais pareil bonheur Dieu ne distille.
Cette félicité enragée les submergeait,
Elle rêvait d'infini, d'alchimie il songeait.

Mais toute joie, aussi forte soit-elle peut être balayée aussi vite qu'elle est apparue. Un sinistre bruissement résonna dans l'esprit des deux jeunes gens. La puce électronique perdait en intensité. Alors qu'elle aurait dû battre à tout rompre, voilà que son signal s'affaiblissait. Maxime comprit immédiatement que la jeune fille qui se tenait devant lui n'était pas son semblable idéal. À nouveau paralysé, il ne bougeait plus. Son regard cherchait désespérément qui pouvait bien être cette mystérieuse inconnue qui s'évanouissait entre ses doigts. Puis, en un éclair, tout fut terminé, le signal s'était muré dans l'intouchable. La foule l'oppressait et le vacarme devint harcelant. Jeu cruel du hasard ? Destin rieur et indomptable ? Fatalité ineffable ?
Il se souvint de cette jeune fille qui lui avait été promise durant un cours instant. Il se retourna, mais ne la vit pas immédiatement parmi le nombre de convives alors qu'il y a peu, elle occupait la totalité de l'espace et de sa vision. Lorsque leurs regards se croisèrent à nouveau, il comprit qu'elle ressentait la même chose. Je pourrais peut-être l'inviter ? se dit-il. Bah ! Elle n'est pas si jolie après tout. Maxime sourit amicalement et la salua de la main avant de lui tourner le dos.
Il gagna la sortie au plus vite et inspira une grande bouffée d'air frais. Immobile en haut de l'escalier, il tira de sa poche la carte d'invitation. Il l'a lue une dernière fois avant de la déchirer en deux et de déserter les lieux au plus vite. "Modernité" et "Tradition" demeurèrent séparées sur les marches.


14 août 2008

Les larmes








Ca a commencé par des larmes.
Des larmes qui n'ont pas su couler. Des larmes retenues. Des cris étouffés. Des émotions trop contenues. De la même façon que vient la rigidité cadavérique à un corps sans vie, la faucheuse émotionnelle s'abattait sur moi. Je n'avais pas su mettre des mots sur mes souffrances, je n'avais pas pu verbaliser ma douleur, cernée par le chantage de la vie, des conséquences supposées ou réelles sur l'avenir. J'avais seulement ce regard apitoyé, impuissant, de la déchéance qui vous menace, cette retenue, une apparente fragilité qui intriguait les gens, mais je ne pouvais rien faire, rien dire. J'avais juste les yeux pour pleurer. Mais les larmes ne me venaient pas. J'intériorisais tout. La tornade de pensées qui s'amoncelaient en moi, de ressentiments, d'hésitations et d'interrogations se compressait à mesure que la limite du supportable s'estompait. J'étais pour ainsi dire prise au piège : la tentation de parler, de trop parler et le peu de pudeur et de dignité qu'il me restait pour tout refouler. La pertinence avec laquelle j'analysais la situation ne m'étais d'aucun secours, bien au contraire elle m'enfonçait. Je réalisais la gravité des choses tout autant que toute aide extérieure me paraissait lointaine et abjecte.
Le long et répétitif pathétique des comportements humains me pesait. L'opportunisme et l'indifférence des gens me blessait. J'espérais quelque chose chez les autres qu'ils ne pouvaient pas me donner, ou plutôt qu'ils ne voulaient pas me donner. J'étais le propre témoin de mon trop-plein de lucidité, et de mon absence d'ajustement face à cette agression sociale. J'observais toujours les mêmes manèges affligeants. Un mélange de dédain, de sadisme, et d'intéressement. J'étais celle qui attendait une forme de reconnaissance, d'accomplissement. Mais comme tout le monde sait, donne-leur une main et ils te prennent le bras tout entier. Je me détestais. Je ne supportais plus mon propre reflet, il me dégoûtait, me révulsait parfois-même, je ne me sentais pas à la hauteur, mon corps semblait ne plus correspondre à ma tête, et vice-versa. Des couches de crasse émotionnelle s'accumulaient, à tel point que je ne savais plus comment agir mon retrouver ce qui me caractérisait sous toutes ces apparences voilées. Je n'étais pas moi, ni moi ni une autre, je me sentais tomber dans un profond gouffre. Cette vacuité qui ne demander qu'à être comblée se rappelait toujours à moi aux moments les plus mal tombés, lorsque je croyais que tout allait bien, que la jubilation était à son apogée. Un peu comme un joli boomerang qui vous revient en pleine gueule.

Tout est un éternel recommencement.

Heureusement on apprend de ses erreur, de ses doutes, de ses échecs. On apprend à ne plus mélanger gentillesse avec naïveté, à ne plus confondre ce qu'on peut prendre et ce que l'on veut garder, à comprendre que la joie peut se partager dans les plus grands bonheurs, et la réjouissance à travers les plus grands malheurs mais jamais l'inverse. L'angoisse individuelle n'anéantit pas l'ivresse d'un groupe, l'angoisse d'un groupe peut susciter l'ivresse individuelle mais l'individu ne peut rien transgresser si les codes du groupe sont bafoués. L'ivresse collective n'éteint pas la détresse individuelle. C'est compliqué, difficile à intégrer, mais finalement assez mathématique. Il faut apprendre à faire avec, à accepter de n'avoir qu'une reconstitution par morceaux ; accepter de ne pas toujours pouvoir accéder au noyau brut, à l'essence-même, qu'il faut parfois savoir lâcher du lest, arrondir les angles, accepter ne pas pouvoir tout comprendre et tout maîtriser, de ne pas avoir toutes les cartes en main, accepter de ne pas être l'image que vous renvoyez, tout en s'attachant à essayer au mieux de lui donner une cohérence. Ne plus chercher l'approbation dans des regards de toute façon biaisés, ni dans des paroles qui ne sont pas toujours pensées. Etre soi tout simplement. Et surtout accepter que les autres ne soient pas cadrés sur le même schéma que nous. Et plus difficile : accepter de ne pas être soi-même toujours identique, linéaire et complet.
Je déteste les sentiments feints, tout comme l'indifférence masquée, et pourtant je passe mon temps comme la plupart de vous tous à me cacher, à brouiller la vérité, à faire mine d'être touchée par ce qui ne m'émeut nullement et à effacer toute trace de sentiment lorsque je me sens faillir. On perd notre temps à se cacher et à a se défiler. « Pour vivre heureux vivons cachés », est-ce là une indiscutable connerie ? Ou une profonde vérité ? Nous hésitons tous, et c'est bien là le problème.

Mais maintenant, je recommence à savoir pleurer, même si ça arrive toujours aux moments les plus surprenants. Les choses graves semblent ne pas me heurter, et les larmes jaillissent à un tout petit moment, un simple arrêt sur image émouvant de la vie, une ritournelle musicale, et c'est alors qu'une vague de chaleur et de bien-être me submerge des pieds à la tête, une ondée chaleureuse et bienveillante, un instantané de pur bonheur, une sorte de promesse secrète, profonde, intime et transcendante, presque mystique, où plus rien n'est rationnel et c'est là que je me dis que le film ne fait que commencer, pour le pire, mais surtout pour le meilleur. Et c'est cette promesse qui me fait entrevoir l'étendue des possibilités, l'infinité des chemins qui nous permettront d'arriver tous un jour à nos fins. C'est cette promesse qui me fait tenir, et à laquelle je pense toujours dans les moments d'intense désespoir. Je pense à cette caresse rassurante, maternelle, naturelle et si évidente. Et c'est alors que je crois en l'être hum
ain, malgré tout.

19 juillet 2008

Hiding Fears


Découvrez Amon Tobin!




J'ai peur. Je suis assis dans le noir, je l'ai toujours été mais cette fois j'ai bougé vers la lumière. J'ai peur et ce sentiment m'envahit, comme la peste. Elle grandit en moi et ce nourrit de ma jalousie, de mon amour, de mon stresse, de tout ce qu'Elle peut et qui l'aide à grossir. Elle est là; tapis au creux de mon ventre. L'antre est confortable et abondant en nourriture elle s'y blottit comme l'ours, et ce repait de tout ce qu'elle y trouve. Ou plutôt de ce qu'elle y a déjà trouvé de ce qui lui a donné vie. Elle me bouffe mon existence et je ne lui est rien demandé. Je ne vais pas squatter son esprit moi, je ne vais pas m'infiltrer dans sa vie moi, je ne vais pas lui pourrir son plaisir moi.




Je suis toujours assis dans le noir...

La lumière au loin devient plus puissante. Je la fixe toujours, et elle avance vers moi ou j'avance vers elle, peut importe.

Non. J'avance vers elle.




Lumière céleste pour un papillon ignorant et stupide. Une ombre chinoise floue et distante ce dessine dans la lumière. Je suis toujours dans le noir bien que la lumière soit de plus en plus forte. Je sens la pluie qui tombe sur mon crane et mes épaules. Je sens le vent, en rafale, faire obstacle.

Je commence à entendre des murmures, l'ombre danse, toujours floue et indistinguable. La lumière se rapproche inexorablement.

Quelque chose remue, de gros, de visqueux, de tapis. Mon estomac me fait souffrir. Je baisse les yeux. Elle me regarde, hyène aux dents longues, prête à se jeter sur sa proie. Je la regarde.
Ma main droite ce fait lourde. La froideur de l'acier s'y fait sentir. Reflet argent dans la lumière. Je ne sais pas comment il est arrivé là.

Je le brandit et je la poignarde. Je la transperce a maintes reprises.

Je saigne? Pourquoi? Ma vision ce floute. Mais l'ombre devient plus net. Courbes voluptueuses, nymphe attirante. Déesse charmante.

Je titube, mes mains rubis sous la lumière. Mon corps lourd, dans l'ombre des ténèbres.

La lumière s'éloigne. Puis s'éteint au loin.

Elle a finalement réussie. Elle ma pourrie, et elle va pourrir avec moi immortel dans l'âme de son créateur. Peur, se fait elle appeler.


Lâcheté je l'ais surnommé.
Amante aimée.
Je m'écroule, et finalement me meurs.


Et la Peur me pleure.

22 juin 2008

Little holes in a little soul

Archive-Old Artist










Il m’arrive quelque chose de bizarre en ce moment, le monde part en vrille, les gens partent en vrille, mon cerveau part en vrille. Il se passe tellement de chose ces derniers temps que j’ai du mal à tout suivre, certaine vérité éclate et d’autre chose ce cache encore plus profondément. Se rendre compte de certaine chose sur soit même, c’est fou ce que cela peut etre chient et énérvant. On se rend compte de nos faiblesses, de nos défauts, de nos peurs, de ce que l’on tente de cacher à l’intérieur de soit pour que personne ne le découvre. Mais dans le même temps on a tellement envie que ces choses éclatent au grand jour que les gens, que ceux que l’on aime, que l’on commence à aimé, que l’on a aimé, comprennent pourquoi ca c’est passé ainsi, pourquoi ca ce passe ainsi, pourquoi on se révèle on s’attache, on est pesant.


Toutes ces vérités, ces mensonges, ces choses cachées, creusent des petits trous, parfois des gros, en nous. Tel des vers dans un pommes ils prolifèrent, et ce nourrissent agrandissant les orifices ainsi creusé, ce nourrissant de notre chagrin. Mais c’est trous la seul chose qu’ils peuvent créer c’est une instabilité, il fragilise la structure, jusqu'à ce que celle-ci lâche. Parfois elle peut ne jamais céder, parfois, elle tient puis un souffle au mauvais moment la brise en mille morceau, et la on s’éparpille au quatre coins du monde, poussières dans un monde de ténèbres. Cherchant à recolmater ce qui a été détruit, on creuse de nouveau trou et ainsi de suite.


Tout ca n’est ni plus ni moins, relié qu’a une simple et unique chose le dilemme universel de la recherche du bonheur. Toujours le même schéma alambiqué. On se demande pourquoi, alors que la réponse devrait être évidente. On cherche, alors que c’est sous notre nez, on fait compliquer alors que ça devrait être simple. Et quand on fait simple, alors tout ce complique.


J’aimerais dire a ceux que j’aime, ou que j’apprécie, tellement de chose, leur dévoiler carte sur table, effacer le masque de honte et de tristesse, raconter ce qui fais ce que je suis, ce qui fait qu’ils sont pour moi bien plus que de simple personne. Mais la réaction habituel est la fuite lorsque l’on se dévoile. Paradoxe quand on sait que la seul chose qu’ils attendent c’est de tout savoir. Il vous voit nue, et le spectacle est plus dégoutant que la vérité cachée derrière un voile d’insouciance.


Je me suis toujours demandé si un jour il m’arrive de trouver quelqu’un avec qui je puisse tout partager, comment je réagirais. Le pire c’est que je pense que ma réaction serait de la peur, peur de trop savoir de l’autre, peur qu’il sache trop de moi. En fin de compte je pense simplement que l’on doit juste trouver l’équilibre.



Et la vous aller me dire, « T’es malin, mais on le sait et c’est pas facile »
Et je vous répondrais.












« FUCK »

4 juin 2008

Strange little life

Archive - Londinium





Vous n’êtes jamais arrivé dans un endroit, ou êtes sorti de quelque part, à n’importe quelle heure , à n’importe quelle moment de la journée, et soudain à cette instant précis, quelque chose vous a sauté au visage une révélation une prise de conscience soudaine, aussi subtile est stupide qu’elle peut l’être. Une odeur vous arrive aux narines et soudain de vieux souvenir du passé ressurgissent, une nostalgie enfouie dans les méandres de votre subconscient, quelque chose que vous avez aimé un jour, ou juste apprécié voir peut être détesté, mais qui d’un coup remonte à la surface pour un bref instant, et tout d’un coup vous vous dîtes : « C’est vrai c’est arrivé, j’ai aimé/j’ai détesté ça avant » et que ce soit un bon ou un mauvais souvenir il vous fera toujours cette impression bizarre. Ce sentiment que l’on ressent, à cette fâcheuse tendance à nous replacé dans le temps et l’espace, à nous rappelé ce qui a été, ce que nous sommes et ce que peut être nous serons. Ces instants éphémères que l’on a aussitôt oublié, sont simplement des preuves de la tangibilité de ce qui est, ou tout du moins, de ce qui est dans notre univers personnel.

Ce matin l’un de ces moments m’a frappé, ce n’était pas une odeur, pas une image, ni même une personne. J’ai simplement regardé autour de moi et la je me suis rendu compte de ce monde paradoxale dans lequel nous vivons. Ce matin il m’a paru beau, magnifique, nuancé, coloré, vivant, clair... Il s’est ralenti tout d’un coup et j’ai regardé autour de moi les gens vivre, ce qu’ils font pour survivre, cet enchevêtrement complexe de sentiments m’est apparut soudainement comme si j’étais sorti de la caverne et que j’avais pris conscience de ce que j’y faisais.

Ce qui fait que notre société est là est incompréhensible, la plupart du temps, elle se déchire et se mutile, auto flagellation visant l’autodestruction. Et alors souvent on se demande pourquoi on fait cela. Mais c’est dans un des moments comme celui de ce matin que l’on se rend compte que tout ça en vaut la peine. Se battre pour ce qu’on aime c’est la cause et le but de nos contradictions. On apprécie tellement plus les choses lorsqu’elles sont éphémères et c’est pourquoi c’est moment de clairvoyance soudain sont si facilement effacé, on les effaces volontairement et on les caches dans notre subconscient pour pouvoir en jouir plus tard à un moment ou on ne s’y attendrait pas.

Je me suis rendu compte d’une chose simple que je n’étofferais pas plus ici, tout simplement parce que je n’en ai pas envie, ce matin je me suis rendu compte que nous ne sommes que paradoxes.


7 avril 2008

Midnight Madness

Emilia Torrini - Serenade





Si il est bien une chose que l’on cherche dans la vie, c’est bien le bonheur. Cette quête que l’on entreprend tous et qui nous mènera par delà les terres perdu, et repoussé de la solitude celle qui nous rebute tant, celle que l’on essaye de fuir, celle dont on a peur et qui pourtant est notre plus tendre amie car c’est avec elle que l’on passe les plus longs moments. Et si par chance on arrive à l’éviter à être entouré si souvent et par tellement de monde que cette amie la nous fuit et nous évite, on commence à voir la lumière au bout du tunnel si brillante qu’elle nous éblouie et cache l’étiquette qui lui pend au cou tel un vêtement dans un magasin, nous ne le voyons pas sinon nous serions tous rebuté, et alors tenté de l’acquérir deviendrais seulement pur folie. Mais fous que nous sommes, tel est l’humain qui tente par tous les moyens d’attraper l’insaisissable, les grands s’y sont tenté, des textes et des noms légendaire marqué dessus nous expliques les chemins à suivre pour finalement revenir au début, cercle du temps infranchissable et in-franchie qui nous ramène comme des moutons face a notre propre reflet celui du miséreux dans la boue réclament une pièce pour manger. Celui qui nous dégoute et que l’on prend soin d’éviter avec précaution car il ne fait pas parti de notre monde. Lui n’essaye pas, lui ne cherche pas, mais pourtant lui est tellement plus proche de nous que tous ceux qui nous entoure. Ceux que nous croyons proche et qui nous abandonnent ou qui dans les moments les plus seuls ou l’on repense a eux aux bons moments passés, à tout ce que l’on a vécu, la on se rend compte qu’ils ne sont pas la et qu’ils ne le seront jamais réellement. Les ténèbres les engloutissent, et jamais ils ne pourront comprendre ces tourments qui nous submergent. Tel le torrent, les larmes ce mettent à couler le long de nos joue et un mouchoir ce tend, celui de la mort qui nous console et qui finalement sera au bout du compte notre seul et véritable amie, celle que l’on connait tous si bien mais également si peut mais celle qui nous accompagnera toute notre vie, et toute notre mort et avec qui l’on reposera en paix la tête callée au creux de son épaule tel le nourrisson dans les bras de sa mère. Au bout du compte on comprendra que ce monde n’est pas fait pour nous, ou que l’on n’est pas fait pour lui. On comprendra, mais trop tard que le bonheur, comme le dit Sénèque ne s’acquière que par absolution et bonté d’âme, par la nourriture de l’esprit, et non par la vénalité et la recherche de la possession, par simplement apprendre à faire corps avec son âme. Et vivre tout simplement sans chercher. Mais, et c’est surtout ce que l’on comprendra bien à la fin, l’homme n’est pas fait pour être raisonnable, ni même être en accord avec ce qui l’entoure et encore moins avec lui-même. Il n’est la pour aucune raison ni aucune logique, si ce n’est peut être les délire d’une entité ou d’un dieu appelé le comme vous voulez qui trop fou dans sa solitude à décidé de s’amuser de la souffrance des autres. Et dans cette explication on pourrait alors comprendre le sens de cette phrase :

« Et Dieu créa l’homme à son image. »



Fou…..

6 avril 2008

Coward and a cup of tea

Flying Lotus - 1983




Le meilleur moyen pour annihiler ma productivité, c'est de m'imposer un timing pour rendre mon texte. Alors voilà, comme promis, je suis lâche face à mon impuissance notoire. Tu enfonces le clou, je te déteste.

La lâcheté ne m'inspire rien de bon...Bien sûr, je ne prétends pas être au-dessus du monde pour affirmer n'avoir jamais été lâche. J'essaie toujours d'être loyale envers les autres et envers moi-même. Seulement quand votre ego est menacé, votre dignité fortement mise à mal, pas d'autre solution que de mentir. Ca s'appelle la lâcheté. Mais bon on ne peut pas vraiment vous en vouloir : tout le monde est lâche.
Tu fais quoi ce soir ? On passe te chercher dans une demi-heure.
Euh... Non mais oui mais non, j'ai prévu autre...
On vient te chercher.
Après deux possibilités s'offrent à vous : assumer votre associalisme ou mentir. J'ai choisi la meilleure solution : mentir. Mais bon mieux vaut être lâche et rester dans l'indifférence qu'honnête et décevoir tout le monde, non ?
La lâcheté, vaste sujet, surtout lorsqu'il s'agit des relations humaines. On est lâche pour ne pas vexer, par fainéantise, par je m'en foutisme, par flemme.
Je suis lâche parce que j'aime mes amis mais que je n'aime pas les amis de mes amis (qui ne sont donc toujours pas mes amis) et que je ne veux froisser personne. Un acte altruiste finalement !
Je suis lâche parce que je n'ose pas te dire que c'est fini, c'est vrai, on a passé un bon moment ensemble mais je ne sais pas, je ne sais plus, je ne veux plus me masturber l'esprit, je tourne en rond, je deviens folle, mes pensées deviennent opaques, un vrai bouchon, alors je suis lâche et je ne veux pas te dire que je ne suis plus apte à rester avec toi, je n'en peux plus de toi, mais je ne voudrais pas te faire de mal. Je te lâche ?! Non, je suis lâche. Alors laissons tourner les choses au vinaigre, la situation se dégrader, flancher, fâner, suppurer, laisse-moi te traîner dans la boue s'il-te-plaît, c'est tellement jouissif. J'aime te faire du mal et me faire du mal par la même occasion. J'ai besoin de souffrir et de mettre à mal ma propre estime pour me sentir exister. Frôler les emmerdes pour me sentir pousser des ailes. Laisse-moi t'utiliser, te manipuler, laisse-toi faire, sois mon gentil cobaye et je t'en supplie, tais-toi. Tu ne ferais qu'empirer la situation, accentuer ma haine. Dis-moi que tu m'aimes, j'en ai rien à foutre, moi, je ne t'aime pas. C'est triste à dire, oui, c'est pathétique, je suis horrible, sadique, indécise, hautaine, méprisante. C'est ça, méprisante. Ce n'est pas contre toi particulièrement, mais le mépris que j'ai pour toi n'est que le miroir de mes turpitudes. N'as-tu jamais été lâche, une fois dans ta vie ? Alors ferme-la. Je ne veux pas savoir. Tu peux t'en aller, commettre les pires infidélités, cracher ton venin à la face du monde, je m'en fous, je m'en tape, je ne veux pas savoir. Je suis lâche. Mon rempart contre la déception. La lâcheté. Un moyen de protection. Mieux, mon kit inépuisable de survie.
Quand tout le monde est du même avis, et que le vôtre fait tâche, comment ne pas être lâche ? A moins d'être parfaitement maître de vos émotions et de vous foutre de votre image, vous êtes lâches.
La lâcheté vous sauve la mise, même si elle vous rend coupable. A moins peut-être d'être sans foi ni loi, ce qui d'un côté me fait fantasmer. Vendre son âme au diable et perdre toute conscience. Briser ces chaînes sociales qui vous entaillent, vous font mal, mais que pourtant, vous prenez parfois un plaisir malsain à resserer.
Les gens les plus lâches doivent être les plus aigris. Etre lâche, c'est à la fois avoir un ego surdimensionné pour ne pas oser s'avouer faible et incertain, et manquer cruellement de couilles. Tu peux dire tout ce que tu voudras, je défendrai becs et ongles ma position. Sans en démordre. Parce que j'ai raison, et tu as tort. Peu importe qu'on soit dans le vrai, le faux, pourvu que tout le monde soit satisfait.
Je suis lâche quand je détourne la tête au lieu de soutenir ton regard. Qu'est-ce que tu chercher à percer ? Je ne suis pas prête à te laisser lire dans mes yeux ce qui ne saurait être dit en d'innombrables conversations. Tu en saurais bien trop pour que je puisse à nouveau te regarder innocemment. Je préfère regarder le paysage défiler à travers la vitre dégueulasse. Même s'il n'y a rien à regarder, et que je suis en train de penser à toi qui me regardes, parce que cela m'a touchée, et que cela m'amuse. Vous êtes oppressé, fuyant, mais peu importe, vous êtes lâches. Que faire d'autre, de toute façon ?
La lâcheté, c'est aussi passer tous les jours devant ce clochard barbu, magistralement indifférent, ou pire en feignant l'indifférence, honteux d'être quelqu'un socialement et pas lui, et de ne pas dédommager votre conscience en lui cédant quelques pièces, parce que c'est vrai merde un euro au clodo aujourd'hui et demain il me prend un bras !? Et si je donne à l'un, il faut donner à l'autre...Et puis d'ailleurs en quoi lui serais-je utile ? Il ira s'acheter de la vinasse premier prix à la supérette du coin. S'engager dans une association à but humanitaire...quoi ? Mais non, je n'ai pas le temps, je travaille, je paie des impôts, et puis on ne changera pas le monde, je suis un grain de sable dans le désert de Gobi, autrement dit une particule insignifiante dans un vide interstellaire. De l'antimatière. Je n'existe pas, je n'existe plus qu'à travers ma lâcheté et plus tard, quand j'aurai une vie tranquille, une maison tranquille, et que je m'ennuierai dans cette vie trop tranquille, je serai encore plus lâche que maintenant. Cette lâcheté me rongera de culpabilité, mais j'aurai bridé moi-même mon espace vital, délimité la zone à coups de panneaux qui me crieront sans cesse « danger », mais que j'aurai pris l'habitude d'ignorer et de contourner soigneusement, en reculant toujours pour mieux sauter. J'aurai accepté le lent et inéluctable processus de macération de la lâcheté, et en tant que bonne pratiquante, j'aurai appris à vivre avec, et à en faire un art. J'aurai fait en sorte d'adapter les contraintes de la réalité à celles de mon Cas, le fameux démon qui vous débauche aux moments les plus inopportuns. On sera tous d'innommables lâches, parce qu'on a peur, peur de se retrouver seuls, de ne pas plaire à tout le monde et d'être critiqué. La désinvolture passée ne sera devenue qu'une grotesque et pitoyable comédie où tout le monde s'arrange pour faire passer la sauce à sa façon. Si je suis lâche, c'est pour faire passer mes intérêts avant les tiens. Allez, tu reprendrais bien un peu de lâcheté ?



4 avril 2008

Edito 04/04/08

GoodMorning all of you...

Un mois que j'ai lancé le blog, et pile pour le(s) un mois (A un jour près on va pas chipoter) vas y t'y pas qu'on atteint les cent visiteurs. Bah je suis plutot content surtour pour un blog blogger, qui ne sont généralement pas super fréquenté.

Apperement ça à l'air de plaire, mais je n'ais pas un gros feedback, même si je ne suis pas accro aux commentaires je m'en fou un peu même, ça permet quand même de créer des discussions autour d'un sujet et ça peut toujours être intéressant donc n'hésitez pas. Surtout si c'est pour complimenter.

Enfin n'oubliez pas que si ça vous tente d'écrire et que je publie votre article en billet avec votre nom ou pseudo, contactez moi. Soit par un comentaire avec une adresse ou via mon profil.

See you.

Kelevra

28 mars 2008

Confuse (Theme lâcheté)

RJD2 - June Remix



Sur le coup je n’ai pas réalisé à quel point je pouvais être lâche de m’enfuir, mais maintenant je me dis que peut-être un soupçon de courage ne m’aurait point écorché.
Et pourtant si il y’ a bien une chose que je déteste, ce sont bien les lâches. Au féminin lachettes ?, enfin bref… Ces hommes et femmes toujours présents, toujours volontaires et qui dans les grandes situations, celles où ils devraient être présents, ce sont à ces moments-là qu’on ne les voit plus. On se retourne et le vide est là à nous saluer gentiment, quoique des fois ces gens sont plus vides que le vide lui-même, et ils nous saluent eux aussi avec leur grand sourire Bright, on dirait des marionnettes hollywoodiennes sorties d’un blockbuster. Des êtres parfaits et idéalisés, on croirait voir Gene Kelly dans Chantons sous la pluie, en moins classe bien évidemment. Il vous saluent et vous brandissent au visage leur grande morale, leurs préceptes et concepts, on se croirait dans une secte. Le pire c’est qu’ils ne définissent pas la lâcheté comme elle devrait l’être, pour eux ils s’imaginent sur un champ de guerre et là celui qui fuit est un lâche. Moi je dirais que s’il fuit parce que tout le monde est mort il est plutôt intelligent. Mais, et la lâcheté de la vie de tous les jours ? Celle de quand on n’ose pas dire à sa petite amie qu’on ne veut plus d’elle, celle où il faut affronter le regard des autres, ce regard et ce jugement perpétuel, celui qu’on fuit le plus souvent en se cachant derrière ce que l’on n’est pas.

Merde mais qu’est ce que je dis… Putain, en voulant me sortir des idées à la con de la tête sur ce thème je dis n’importe quoi, des inepties sans queue ni tête, que je vomis histoire de dire, j’ai l’impression de me retrouver à travailler pour mon école, c’est fou ça de transformer ce qu’on aime en corvée. Comment je fais pour gâcher tout ça, je sais… je suis lâche. Lâche parce que peur d’affronter le travail, peur de ce qu’il y’aura après cette vie qui m’attend et que je redoute, derrière un pc toute ma vie. Alors que je rêve de voyage et de changement. J’ai envie de partir autour du monde et je sais que je le ferai mais j’ai cette boule au ventre, ce truc qui fait que je sais parfaitement bien que je suis capable de tout foutre en l’air simplement par fainéantise et lâcheté. La peur rend lâche… Mais le brave le courageux, celui qui affronte n’est pas forcément plus brave, car lui il…..

Putain vas y que je recommence mes conneries. Je suis perdu dans un méli mélo d’idées aussi incongrues et mal construites les unes que les autres, Et pourtant c’était clair dans ma tête quand j’y pensais. C’est notre vie ça, à tous. On se perd dans nos idées, on recule face aux choses à cause de la peur d’aller de l’avant, ou simplement parce qu’on est trop con pour prendre du recul et raisonner deux secondes sur ce que l’on fait, sur et là ou ça pourrait nous mener. La peur mène à la lâcheté, la lâcheté à la honte et la honte au désarroi.

Comment des mecs peuvent-ils vivre avec ça sur la conscience ?
Putain j’en sais rien….
Et en même temps si des fois j’étais plus couillu… un peu moins lâche…
En fait je vis bien.
Et merde….






Edito 28/03/08

GoodNight All of You

Un edito inutile, simplement pour m'excuser aupres de ceux qui viennent de temps en temps vérifier qu'il y'a de nouveaux articles, surtout je pense suite a l'édito précedent, du retard des articles de cette semaine. Deux semaines au lieu d'une pour leur parution, c'est pas bon mais en meme temps je travaille et j'ai pas souvent le temps d'écrire.
Mais bon sans plus attendre voici mon article.
Bien sur Vespale qui en branle pas une, me filera le sien demain. Sinon je m'occupe personnellement de son cas.

See you.

Kelevra

17 mars 2008

Edito 17/03/08

GoodMorning all of you.

J'ai décidé, histoire de faire avancé ce blog un peu plus rapidement et de le faire devenir un lieu d'écriture communautaire, de lancer un théme, chaque semaine, qui paraitra la semaine suivante histoire d'obtenir une certaine régularité dans la parution des articles. Donc tous les vendredi paraitront les nouveaux articles et tous les samedi paraitront les nouveau sujet. Comme ça si vous aussi vous avez envie de vous lancer, si vous êtes inspiré, et que vous avez envie de partager vos idées vous me faites par de votre texte et je me ferais une joie de le publier, sous le nom ou pseudonyme que vous m'aurez donné. Bien entendu,  j'ai beau être ouvert d'esprit les trou du cul qui s'imaginerais que d'écrire des propos rasciste, pédophile, ou tout genre de déviances, qui vont au-dela de la morale commune je me ferais un plaisir de les refuser. Même si on en est pas encore à l'ouverture de mon site aux textes "étrangés",  je préfére prévenir.

Sur ce, le sujet de la semaine est "
La Lacheté".
Mon texte et celui de Vespale paraitront la semaine prochaine.

See you guys.

Kelevra

MAJ: Bien sur ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas d'autre textes, sur d'autre themes, qui ce fixeront au milieu des semaines à thémes.

9 mars 2008

Beyond

Tosca- FluB

Il ouvrit les yeux. Puis les referma aussitôt, assaillit par la lumière. Il les rouvrit en clignant des paupières pour s’habituer à la soudaineté de cette clarté. Il se releva et se mit en position assise, les jambes allongées devant lui. Il regarda alentour. Tout était blanc, aucun horizon, aucun ciel, aucun raccord, entre un parterre possible et un mur, ou d’un mur et d’un plafond. Il posa une main au sol pour s’aider à se relever et ressentit la chaleur de ce dernier, ce qu’il n’avait pu resentir avant à cause de ses vêtements. Ce sol était chaud, Si l’on pouvait appeler ça le sol, Chaud comme quand on vient de rentrer dans son lit un soir d’hiver. Ca lui rappela un souvenir lointain, il se sentit en sécurité. Il se mit debout et fit un tour complet sur lui-même, aucun horizon. Il regarda au sol et remarqua qu’il n’avait pas d’ombre, il regarda son corps, il n’avait pas d’ombre non plus. Il remarqua également sa tenue. Il portait un t-shirt à manche longue et un pantalon qui tombait droit sur ces chaussures, des baskets simples. Tout sur lui était noir.
Il commença alors à marcher droit devant lui, il marcha ainsi, sans aucune notion du temps peut être des minutes, des heures, des mois, même peut-être des années, il ne ressentait pas la fatigue, il continuait sans savoir ou il allait. Au bout de ce qui lui sembla quelques secondes, mais que peut être était bien plus il décida d’ôter l’une de ces chaussettes, et de la laisser là, derrière lui, puis reprit son chemin. Apres un certain temps, il vit au loin, un point noir, il se mit à courir, en direction de ce point, lorsqu’il comprit ce que c’était il s’arrêta.
Ni essoufflé, ni fatigué, des larmes ce mirent à couler le long de ces joues, pourtant il ne se sentait pas triste. Mais il venait de comprendre quelque chose, quelque chose sur sa vie, ce qu’elle avait été durant toutes ces années, une simple boucle, un retour perpétuel au début sans jamais accomplir quoi que ce soit sans but ni destination précise, un vide si profond, qui l’avait mené à une seul chose, vouloir mourir, mais sans jamais avoir le courage de le faire soit même, vouloir mourir pour mettre fin à tout ce vide.
Tandis que les larmes continuaient de couler sans s’arrêter le long de ses joues, qu’il continuait de fixer sa chaussette, une voix s’éleva, elle ne provenait pas d’un endroit précis, mais de tout autour de lui comme si elle était à la fois à l’intérieur de lui, à l’extérieur et en même temps qu’elle était lui. C’était une voix féminine, douce, il ressentit la même chaleur le parcourir comme lorsqu’il avait touché le sol, quand il l’entendit.

 Bienvenu

 Où suis-je ?

 La question n’est pas où, ni quand mais pourquoi.

 Pourquoi ?

 Regarde par toi-même

Devant lui était apparu, flottant dans l’air, une image, elle flottait tel un nuage, vibrant légèrement. Lorsqu’il s’en approcha celle-ci sembla vibrer un peu plus fort, puis un film ce lança. Il pensa que c’était un film mais ça ressemblé plus à la réalité comme lorsque l’on voit à travers les yeux de quelqu’un. Dans le cas présent la personne regardait de très haut dans le vide, on voyait le bout de ses chaussures dépassant du rebord apparemment elle était prête à sauter. Ou peut être pas. Elle fit des petits pas en arrière revenant vers l’intérieur de la plateforme, puis ce retourna. Il y’avait une flaque d’eau à ces pieds, la personne ce regarda dedans. Et alors l’homme ce vit à travers le nuage dans la flaque, son propre reflet, c’étais lui qui étais sur le rebord. Il y eu une pause, le temps bizarrement figé dans l’espace. Puis l’homme sembla s’avancer, il mit un pied dans la flaque, puis l’image bascula brusquement en arrière. Le rebord de l’immeuble s’éloigna petit à petit de lui. Puis l’image devint noire avant de disparaitre. L’homme semblait figé sans aucune expression sur le visage.

 Alors je suis mort ? Demanda-t-il.

 Non.

 Bien sur que je suis mort, je viens de me voir tomber d’un immeuble de 25 étages.

 Non vous n’êtes pas mort. Ou du moins si vous l’êtes mais sans l’être vraiment.

 Comment ça ?

 La mort n’est qu’une notion inventé par l’homme pour expliquer ce qu’il ne comprend pas. Il n’y a ni mort ni, naissance dans cet univers seulement des passages et des renouvellements, un changement d’état permanent et une réorganisation perpétuelle. Si vous considérez la mort comme étant un passage d’un état à un autre alors oui vous êtes mort, mais ce mot n’a aucun sens logique ici. Il n’est que l’interprétation la plus appropriée choisie par votre cerveau afin d’expliquer ce que vous ne pouvez expliquer, c'est-à-dire l’endroit ou vous êtes et pourquoi vous y êtes alors que vous êtes sensé être mort.

 Vous n’êtes pas Dieu si je comprends bien ?

 Non en effet. Le principe de déification est un illogisme assimilé à celui de la mort ici.

 Alors qu’êtes-vous ?

 Je suis vous. Je suis votre cerveau, vos muscles, vos nerfs, tout votre corps réorganisé et reconnecté parmi un réseau électrique, assimilable à un réseau neuronal complexe. Votre corps tel que vous le voyez n’existe plus ce n’est qu’une projection de vos souvenirs, qui ont miraculeusement étaient conservés durant le transfert. Vous, Nous sommes une erreur.

 Alors si cet endroit n’existe pas, ou ce trouve mon cerveau ?

 Parmi un autre cerveau, qui lui est parmi un autre cerveau, qui lui est également connecté à un autre réseau et indéfiniment, et toutes ces connexions sont destinées à ce recoupé et à ce réorganiser à l’infini afin que seul la vie subsiste.

 Vous avez dit vous-même, ou j’ai dit moi-même… qu’il ne pouvait y avoir de naissance ou de mort comment la vie est elle possible ?

 Ce sont des choses totalement dissociable, la vie peut être sans la naissance, elle est c’est tout. Comme le néant peut être sans la mort.

 Mais si tout ça n’est là que pour que la vie subsiste, pourquoi passons nous la notre à construire à aimer, à subir tant de chose ?

 La vie humaine est une erreur, une anomalie strictement impossible à éradiqué, par voie éxtérieur. Sa fin ne viendra que par elle-même et alors des erreurs tels que nous n’auront plus lieu d’être et les choses reviendront à la normale.

 Et comment vous savez tout ça si vous êtes moi ?

 Parce que nous sommes connecté au réseau, cette conversation n’a pas lieu , c’est simplement vous, toi qui te parle à toi-même, une explication de toi à toi parce que tu, vous ne vous rendez plus compte de ce qui est vrai ou faux. De ce qui est ou n’est pas. De ce que vous êtes. C’est une simple tentative, un résidu de ce que vous avez étais, cherchant à justifier et expliquer, l’injustifiable et l’inexplicable.
La piéce devint soudain noir. L’homme prit de panique ce mit à crier.

 Que ce passe t’il ?

 Rien, tout ce réorganise simplement.

 Qu’est ce qui va m’arriver ?

 Il ne peut rien vous arrivez puisque vous n’êtes déjà plus, et que vous n’avez jamais été, tout va ce reconstruire, vous êtes, pour le moment, une erreur. Vous allez donc être simplement réorganisé. Et tout recommencera, et tout ce réarrangera et ainsi de suite.

 Je ne veux pas mourir.

 Tu es déjà mort plusieurs fois.

18 février 2008

Je t'aime... un peu, beaucoup, pas du tout....

F.A.N - New Young Poney Club


 Tu m'aimes ?
Silence.
 Tu m'aimes, dis ?!
Il soupire.
 Putain t'es lourde. J'aime pas ce genre de questions.
 Ce genre de question ?!
 Bin ouai. Ca se demande pas ça !
 Tu dis ça parce que tu m'aimes pas.
Soupir encore plus grand.
 Tu fais chier, j'ai pas envie de répondre là, tu m'énerves. Ouai je tiens à toi, t'es contente ? J'aime pas cette expression là... « je t'aime ». Ca veut rien dire en fait ! «Je aime toi ». Moi bien t'aimer. Ben ouai je t'aime bien !
 Entre aimer et bien aimer, je suis désolée, mais il y a tout un monde. Si tu m'aimes juste bien, alors t'es plus mon mec. Je suis juste ta copine de baise.
 Pff mais non on partage plus que la baise !
 Ah. Comme quoi ? (sourire vicieux)
 Ben...on fait autre chose ensemble.
 Encore heureuse...si tu parles de faire les courses merci mais...
 T'es chiante !!
 Ouai je sais. C'est parce que je t'aime BIEN.
 T'as décidé d'être drôle aujourd'hui...
 Moi ça ne me fait pas rire.
 Bin moi si ! Vous êtes toutes les mêmes finalement...
 Ahh bravo (elle applaudit). Merci pour cette grande phrase digne de rester gravée dans les annales du conformisme idiot et déplorable ! Très trèèès bien, j'apprécie beaucoup.
 Tu sais comment énerver les mecs toi en tous cas. Des fois je me demande ce que...
 Ce que tu fais avec moi ?! Ben vas-y la porte est grande ouverte, si t'en as marre, c'est pas la peine de rester.
 Ouai bien sûr...oublie pas que j'habite ici autant que toi.
 Je trouverai facilement un autre colocataire.
 (fou rire) Franchement là excuse-moi mais c'est vraiment culottée !
 (sourire carnassier) En parlant de culotte...tu l'aimes bien ma nouvelle culotte ?
Elle fait glisser lentement son jeans, dévoilant le ruban de sa culotte en soie.
 Attends là c'est un peu facile...
Elle se mord les lèvres.
 Je ne dis pas le contraire, mais j'ai des arguments infaillibles...
 (intrigué) Mouai. Ca reste à démontrer...
Elle se lève puis l'attire fermement vers elle en le tenant par le col de sa chemise.
 T'es sûr tu veux vraiment savoir ?
Elle le pousse sur le canapé, d'un air tout à fait déterminé. Il la regarde en souriant, appuyé sur ses coudes, comme prêt à savourer un spectacle.
Finalement, ils s'aiment, mais ne se le disent pas. Trois mots sont remplacés par des disputes, des étreintes, des fous rire complices, des incompréhensions, la part de mystère insondable de l'autre, les réconciliations sur l'oreiller. Pourquoi aurait-on nécessairement besoin de valider ce vaste et complexe tourbillon de sentiments et de déchirements par trois misérables mots qui ne sont parfois qu'un moyen détourné de se décharger de la conquête permanente et obligatoire de l'autre ?



Histoire de Gare

The paper Work Explosion Raymond Scott


Je suis là debout, mes valises à la main, au milieu du hall où se mêlent le brouhaha des gens qui parlent, s'écrient, des gens qui passent, de la voix féminine et consuelle qui annonce l'entrée en gare des trains et leur départ. Un sourire béat est pendu à mes lèvres. Parfois je me dis que je pourrais passer des heures à observer les gens. M'asseoir et observer. On en apprend souvent plus en détaillant attentivement les gens et leurs manies qu'en leur parlant. Les voyageurs sont pressés, marchent d'un pas précipité, d'autres courent vers le quai en espérant avoir leur train, d'autres sont simplement assis sur un banc à bouquiner un livre acheté au kiosque de la gare.
Des groupes de jeunes se massent l'épaule et s'étirent après avoir posé leur sac de routard. Des vieux ont le regard perdu de ceux qui ne trouvent plus le tableau d'affichage. Où sont les horaires ?! Des couples amoureux se retrouvent et s'enlacent. Des hommes en costard à l'allure guindée regardent le cadran de leur montre d'un air pincé et contrarié, de l'autre ils tiennent leur inexorable malette. Des étourdis ramassent le contenu de leur bagage qui s'est déversé sur le sol.
J'aime aussi prendre le métro. Cette vague de chaleur qui vous envahit en descendant les escaliers, cette odeur si particulière de caoutchouc chaud et de renfermé. Les gens qui se regardent d'un air intrigué d'une rame à l'autre. Les portes qui s'ouvrent et se referment si subitement. Le gentil petit lapin collé sur le côté qui s'exclame « attention, ne laisse pas tes doigts près des portes, tu pourrais te faire pincer très fort! ». Cette sensation d'oppression aux heures de pointes. Le regard fatigué des parisiens pressés de rentrer chez eux. Ceux qui parlent fort. Les étrangers au regard méfiant. Cet agacement quand vous n'avez plus vraiment où vous tenir, enserré entre des gens plus grands que vous et qui vous envoient sans gêne aucune l'effluve de leurs aisselles après avoir un peu trop transpiré. Cette sensation d'oppression, d'étouffement, de timidité quand plusieurs personnes vous fixent. Des khâgneuses absorbées dans la lecture de classiques de la littérature française. Des iPod vissés aux oreilles d'un peu tous les jeunes, toujours un peu plus transportés par la musique, accordée à la fuite du véhicule souterrain. Même les vieux s'y mettent : là-bas un papi assis, fronçant les sourcils sur la molette de son joujou high tech « comment ça marche ce truc? » demande-t-il à sa femme qui hausse les épaules en soufflant. L'alerte qui sonne un arrêt. « Saint Lazare ! ». Une fois. « Saint Lazare ». Deux fois.
Je suis toujours dans mon hall de gare, qui ne désemplit pas. Je suis au téléphone quand une personne se retourne sur moi. Un regard illuminé. J'ai retrouvé une amie d'enfance, par hasard. On rigole face à ce heureux hasard.
Puis nous décidons d'aller boire un café. Et merde, on peut plus fumer ici. Elle me raconte sa vie, comment elle a atterri en Angleterre pour faire son double cursus, je lui parle de mes doutes. Dans les moments silencieux, on s'étudie malicieusement en pouffant. «T'as changé ».
Je prends son numéro, puis vient l'heure de se séparer, chacune devant prendre son train respectif, repartant vers le quotidien familial, le coeur léger.
Les histoires de gare n'existent donc pas que dans les romans.


  Vespale



5 février 2008

Life Is short

Life Is short - Butterfly Boucher


Si vous pouviez revenir sur tout ce que vous aviez fait et que vous voudriez ne pas avoir fait, changer par exemple cette décision que vous avez prise ce jour la, alors que vous pensiez ne plus vouloir ci ou ça, ne plus vouloir d'elle alors qu'en fait vous la désiriez tellement, mais que vous avez pris cette mauvaise décision simplement parceque vous avez cette petite voix dans votre tête qui vous dit que soit vous allez tout gachez soit que vous allez souffrir, soit que vous êtes un gros con qui ne réfléchit pas deux secondes, cette petite voix à la con qui vous parle et vous murmure les pires conneries de votre vie, cette petite voix qui vous suggere quelquechose alors que vous désirez tant le contraire et ce n'est que seulement si longtemps après que vous arrivez à la faire taire alors qu'ELLE est loins alors que vous savez que tout espoir est vain, parce que l'espoir est la quintescence de la stupidité à ce niveau, parce que vous savez que vous avez été l'homme le plus con sur terre à ce moment là et que vous l'éte toujours parce que vous ne savez toujours pas lui dire ce que vous ressentez vraiment, parceque vous avez votre fierté mal placé, parce que vous être cette homme stupide qui ne murira jamais parce qu'il en a décidé ainsi.

Je n'est qu'un conseil à vous donner si vous lisez ces lignes, profitez de la vie ne vous prenez pas la tête à savoir si vous aller souffrir ou si vous aller la faire ou le faire souffrir ne vous prenez pas la tête avec toutes ces conneries, ne réfléchissez pas, agissez et foncez parce que la vie est tellement courte le temps file tellement vite que vous n'avez pas de temps à perdre avec ces considération. C'est tellement con mais on y pense tellement peu dans ces moments on y pense même jamais et on à alors pas les couilles de faire ce qu'on aurait du faire depuis longtemps.

La vie est trop courte, pour la gacher.

27 janvier 2008

Pages

Psapp - Chapter

            Parfois , voir très souvent ou même quasiment tout le temps il peut etre particulierement dur de tourner la page, oublier une histoire passé, ou l’on a pu soit souffrir, soit ressentir de grande joie, ou les deux. Une histoire d’amour, une personne avec qui l’on a vécu, soit tres peu de temps mais ce temps passé fut tres intense, soit très longtemps et alors l’oublie et la guérison sont quasiment impossible.


Oublier une personne que l’on a connu, que l’on a aimé ; un membre de sa famille décédé ou qui nous a abandonné, pour voguer ailleurs sur des eaux qui lui semblé plus clair, plus attirante.


Lorsque cela nous arrive on réagi tous differement, certain sont en colére, d’autre s’en moquent, d’autre pleurent. Toutes ces attitudes malgré qu’elles reflétent au premiére abord des émotions differente sont toutes le reflet de notre tristesse. Une blessure de l’ame inguérissable qui nous accompagnera toutes notre vie jusque dans la tombe. On vie avec comme une écharde dans le pied, si profondement enfoncé que la retirer au lieu de nous soulager nous ferait souffrir parce qu’elle est l’unique souvenir de ce qui a été, la trace d’un instant passé, que l’on a caché, que l’on oublie, mais que de temps en temps on rappel, pour éprouver cette sensation qui nous manque tant et qui pourtant nous fais souffrir, mais elle est là pour nous prouver que tout ça n’était pas qu’un simple rêve du bonheur que l’on souhaite tant, est la pour nous prouver…




que l’on existe.

At the Beginning

Grails-In the Beginning         

J'ai fais plusieurs essais avant de décider de lancer cette page. Et si vous essayez de retrouver ce que j'ai pu faire de par le passer vous pourrez peut être le retrouver mais alors vous tomberez sur quelque chose d'assez inintéressant. J'ai envie de raconter dans ce site ce qu'il me passe par la tête, émotions, idées, point de vue, histoire, etc. Tout ce que j'écrirais sera associé à une musique, tout ce que j'écrirais sera -dans ma tête- monté comme un film, et enfin tout ce que j'écrirais sera la pour tenter de vous faire ressentir ce que je ressens quand je l'écris. Faire ce produire des émotions chez les gens est ce qu'il y'a de plus compliqué, peut importe quel type d'émotions on tente de faire passer. J'avais envie de me lancer ce défi.

Ainsi vous trouverez au début de chaque nouveau texte, une barre de lecture flash qui devra être lancé en même temps que le début de votre lecture. L'expérience dépendra en grande partie de votre connexion internet, en effet je ne compresserais pas les musiques en dessous d’une certaine qualité (128kbps, le plus souvent elles seront à 320kbps) parce que je considère qu'elles sont suffisamment compressé et altérer par le format mp3 et que pour profiter pleinement et apprécier ce que je tente de faire passer, une qualité minimum est nécessaire.

Aussi je vous conseille d'abord de lancer la lecture et de tout de suite appuyer sur pause afin de laisser la musique ce charger quelques instant afin de ne pas être coupé durant votre lecture, cela peut sembler rébarbatif mais si ces musiques sont là c'est qu'elles ont un intérêt, tout du moins a mes yeux.

La plupart du temps je mettrais le titre des musiques que je vous proposerais et il se peut que souvent, le titre de mes textes soient les mêmes que ceux des musiques qui y sont associé.

Je vous laisse visité ces pages, tout en gardant à l’esprit que des commentaires sont les bienvenues, pour faire part de vos impressions et savoir si ce que je tente de faire partager marche ou ne marche pas pour pouvoir le faire évoluer par la suite.





Bonne écoute et bonne lecture. A Bientôt. Freeman.