Archive - Londinium
Vous n’êtes jamais arrivé dans un endroit, ou êtes sorti de quelque part, à n’importe quelle heure , à n’importe quelle moment de la journée, et soudain à cette instant précis, quelque chose vous a sauté au visage une révélation une prise de conscience soudaine, aussi subtile est stupide qu’elle peut l’être. Une odeur vous arrive aux narines et soudain de vieux souvenir du passé ressurgissent, une nostalgie enfouie dans les méandres de votre subconscient, quelque chose que vous avez aimé un jour, ou juste apprécié voir peut être détesté, mais qui d’un coup remonte à la surface pour un bref instant, et tout d’un coup vous vous dîtes : « C’est vrai c’est arrivé, j’ai aimé/j’ai détesté ça avant » et que ce soit un bon ou un mauvais souvenir il vous fera toujours cette impression bizarre. Ce sentiment que l’on ressent, à cette fâcheuse tendance à nous replacé dans le temps et l’espace, à nous rappelé ce qui a été, ce que nous sommes et ce que peut être nous serons. Ces instants éphémères que l’on a aussitôt oublié, sont simplement des preuves de la tangibilité de ce qui est, ou tout du moins, de ce qui est dans notre univers personnel.
Ce matin l’un de ces moments m’a frappé, ce n’était pas une odeur, pas une image, ni même une personne. J’ai simplement regardé autour de moi et la je me suis rendu compte de ce monde paradoxale dans lequel nous vivons. Ce matin il m’a paru beau, magnifique, nuancé, coloré, vivant, clair... Il s’est ralenti tout d’un coup et j’ai regardé autour de moi les gens vivre, ce qu’ils font pour survivre, cet enchevêtrement complexe de sentiments m’est apparut soudainement comme si j’étais sorti de la caverne et que j’avais pris conscience de ce que j’y faisais.
Ce qui fait que notre société est là est incompréhensible, la plupart du temps, elle se déchire et se mutile, auto flagellation visant l’autodestruction. Et alors souvent on se demande pourquoi on fait cela. Mais c’est dans un des moments comme celui de ce matin que l’on se rend compte que tout ça en vaut la peine. Se battre pour ce qu’on aime c’est la cause et le but de nos contradictions. On apprécie tellement plus les choses lorsqu’elles sont éphémères et c’est pourquoi c’est moment de clairvoyance soudain sont si facilement effacé, on les effaces volontairement et on les caches dans notre subconscient pour pouvoir en jouir plus tard à un moment ou on ne s’y attendrait pas.
Je me suis rendu compte d’une chose simple que je n’étofferais pas plus ici, tout simplement parce que je n’en ai pas envie, ce matin je me suis rendu compte que nous ne sommes que paradoxes.
4 juin 2008
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1 commentaire:
"Ce matin l’un de ces moments m’a frappé, ce n’était pas une odeur, pas une image, ni même une personne. J’ai simplement regardé autour de moi et la je me suis rendu compte de ce monde paradoxale dans lequel nous vivons. Ce matin il m’a paru beau, magnifique, nuancé, coloré, vivant, clair... Il s’est ralenti tout d’un coup et j’ai regardé autour de moi les gens vivre, ce qu’ils font pour survivre, cet enchevêtrement complexe de sentiments m’est apparut soudainement comme si j’étais sorti de la caverne et que j’avais pris conscience de ce que j’y faisais."
j'adore ce passage :)
je sais pas, c'est tellement simple et complexe en même temps..on oublie trop vite trop de choses qui nous rattrapent ou dont on avait oublié la soudaine et si fugace beauté.
La musique s'accroche bien au texte..ou le contraire plutôt :)
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