19 juillet 2008

Hiding Fears


Découvrez Amon Tobin!




J'ai peur. Je suis assis dans le noir, je l'ai toujours été mais cette fois j'ai bougé vers la lumière. J'ai peur et ce sentiment m'envahit, comme la peste. Elle grandit en moi et ce nourrit de ma jalousie, de mon amour, de mon stresse, de tout ce qu'Elle peut et qui l'aide à grossir. Elle est là; tapis au creux de mon ventre. L'antre est confortable et abondant en nourriture elle s'y blottit comme l'ours, et ce repait de tout ce qu'elle y trouve. Ou plutôt de ce qu'elle y a déjà trouvé de ce qui lui a donné vie. Elle me bouffe mon existence et je ne lui est rien demandé. Je ne vais pas squatter son esprit moi, je ne vais pas m'infiltrer dans sa vie moi, je ne vais pas lui pourrir son plaisir moi.




Je suis toujours assis dans le noir...

La lumière au loin devient plus puissante. Je la fixe toujours, et elle avance vers moi ou j'avance vers elle, peut importe.

Non. J'avance vers elle.




Lumière céleste pour un papillon ignorant et stupide. Une ombre chinoise floue et distante ce dessine dans la lumière. Je suis toujours dans le noir bien que la lumière soit de plus en plus forte. Je sens la pluie qui tombe sur mon crane et mes épaules. Je sens le vent, en rafale, faire obstacle.

Je commence à entendre des murmures, l'ombre danse, toujours floue et indistinguable. La lumière se rapproche inexorablement.

Quelque chose remue, de gros, de visqueux, de tapis. Mon estomac me fait souffrir. Je baisse les yeux. Elle me regarde, hyène aux dents longues, prête à se jeter sur sa proie. Je la regarde.
Ma main droite ce fait lourde. La froideur de l'acier s'y fait sentir. Reflet argent dans la lumière. Je ne sais pas comment il est arrivé là.

Je le brandit et je la poignarde. Je la transperce a maintes reprises.

Je saigne? Pourquoi? Ma vision ce floute. Mais l'ombre devient plus net. Courbes voluptueuses, nymphe attirante. Déesse charmante.

Je titube, mes mains rubis sous la lumière. Mon corps lourd, dans l'ombre des ténèbres.

La lumière s'éloigne. Puis s'éteint au loin.

Elle a finalement réussie. Elle ma pourrie, et elle va pourrir avec moi immortel dans l'âme de son créateur. Peur, se fait elle appeler.


Lâcheté je l'ais surnommé.
Amante aimée.
Je m'écroule, et finalement me meurs.


Et la Peur me pleure.

Aucun commentaire: